Accueil › Guides › Jazz japonais

Jazz japonais : 10 albums pour débuter, des classiques aux pépites

Réponse courte : pour une première écoute, commencez par Midnight Sugar (1974) ou Scenery de Ryo Fukui (1976), deux trios de piano très accessibles. Passez ensuite au groove avec Blow Up et City Connection, puis osez les pépites : Poo-Sun, Clay, Cat. Cinq disques sont connus des amateurs, cinq le sont beaucoup moins.

Transparence : ce guide s’appuie sur des fiches publiques (Discogs, Wikipédia, presse spécialisée) et non sur un test personnel de chaque disque. Il pourra contenir des liens d’affiliation, sans surcoût pour vous ; cela n’influence pas le choix des albums. Le classement « connu / pépite » est un avis éditorial.

Le jazz japonais, en deux mots

Le jazz japonais des années 1970 est surtout connu pour ses petits labels comme Three Blind Mice, très soignés côté enregistrement, et pour des musiciens qui vont du piano trio classique au free jazz et à la fusion. Beaucoup de disques n’ont été reconnus que longtemps après leur sortie.

Les 10 albums

Les 5 premiers sont les plus connus ; les 5 derniers sont les pépites.

1. Tsuyoshi Yamamoto Trio – Midnight Sugar (1974)

Trio de piano (Tsuyoshi Yamamoto, Isao Fukui à la basse, Tetsujiro Obara à la batterie), sorti sur le label Three Blind Mice. Le morceau-titre dure près de 12 minutes. Le disque est très apprécié des audiophiles et a été réédité plusieurs fois, notamment en SACD.

Pour qui : les débutants et les amateurs de piano trio.

2. Isao Suzuki – Blow Up (1973)

Enregistré à Tokyo en mars 1973 pour Three Blind Mice, avec Isao Suzuki (basse, violoncelle), Kunihiko Sugano (piano), George Otsuka (batterie) et Takashi Mizuhashi (seconde basse). Il a reçu en 1973 un prix du magazine Swing Journal et a été réédité en 2024.

Pour qui : les amateurs de groove et de contrebasse.

3. Ryo Fukui – Scenery (1976)

Premier disque du pianiste de Sapporo, en trio avec Satoshi Denpo (basse) et Yoshinori Fukui (batterie), enregistré au Yamaha Hall de Sapporo. Reconnu bien plus tard que sa sortie ; « Early Summer » est souvent citée par la critique.

Pour qui : l’ambiance « café jazz ».

4. Sadao Watanabe – Round Trip (1970)

Sorti le 21 octobre 1970 chez CBS/Sony. Le saxophoniste l’a enregistré à New York avec Chick Corea, Miroslav Vitous et Jack DeJohnette. Quatre morceaux, dont le premier dépasse vingt minutes. À noter : un artiste japonais, mais un disque américain par ses musiciens.

Pour qui : les fans de Chick Corea.

5. Terumasa Hino – City Connection (1979)

Sorti sur le label Flying Disk, distribué par Victor, avec une édition américaine chez Inner City. Du jazz-funk tourné vers le dancefloor, réédité chez JVC (CD, puis UHQCD en 2016).

Pour qui : les amateurs de groove.

6. Masabumi Kikuchi – Poo-Sun (1970)

Une pépite. « Poo Sun » est le surnom de Kikuchi. Enregistré à Tokyo en 1970 et sorti chez Philips, avec deux claviers (Kikuchi et Hideo Ichikawa), deux batteurs (Hiroshi Murakami et Motohiko Hino) et Kohsuke Mine au saxophone. Discogs le classe en fusion et avant-garde.

Pour qui : les auditeurs curieux, fans du Miles Davis électrique.

7. Yosuke Yamashita Trio – Clay (1974)

Un live enregistré le 2 juin 1974 au festival de Moers, en Allemagne, et publié d’abord par le label allemand Enja, avec Yamashita (piano), Akira Sakata (clarinette, saxophone alto) et Takeo Moriyama (batterie). Une édition japonaise suit en 1975. Du free jazz très énergique.

Pour qui : les amateurs d’énergie brute.

8. Hiroshi Suzuki – Cat (1976)

Sorti en 1976 chez Nippon Columbia (certaines sources indiquent 1975), enregistré en octobre 1975. Le tromboniste Hiroshi Suzuki, installé à Las Vegas depuis 1971, y joue avec Takeru Muraoka (saxophone), Hiromasa Suzuki (piano, claviers), Kunimitsu Inaba (basse) et Akira Ishikawa (batterie). Du jazz-funk, réédité en 2021.

Pour qui : les fans de groove.

9. Masaru Imada – Green Caterpillar (1975)

Un quintet réuni autour du pianiste Masaru Imada pour Three Blind Mice, avec Kazumi Watanabe à la guitare, Isao Fukui (basse), Tetsujiro Obara (batterie) et Yuji Imamura (percussions). Peu documenté : je m’en tiens à ces faits.

Pour qui : les amateurs de guitare et de fusion.

10. Kazumi Watanabe – Kylyn (1979)

Sorti le 25 juin 1979 sur le label Better Days de Nippon Columbia, produit par Ryuichi Sakamoto et Kazumi Watanabe. Un album live, Kylyn Live, suit en novembre 1979. De la fusion et du jazz-rock.

Pour qui : les fans de fusion et de l’entourage de Sakamoto.

Par quoi commencer, selon vos goûts

  1. Piano et ambiance café : Scenery → Midnight Sugar
  2. Groove et funk : Blow Up → City Connection → Cat
  3. Fusion et guitare : Green Caterpillar → Kylyn
  4. Aventureux : Poo-Sun → Clay

Vous aimez aussi la pop japonaise ? Voyez le guide City pop : par où commencer.

Sources

Fiches consultées en octobre 2026 (dates de sortie : seules les années sont citées, les sources divergent parfois sur les dates exactes) :